Sara, 22 ans

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« Tu dois être mal traitée, la bouffe doit être dégueulasse, tu dois toujours être dans ta chambre… » Tout ça, c’est des préjugés. Pour moi, le Centre jeunesse de Montréal, ça a été positif. C’est ma mère qui a appelé la DPJ pour avoir de l’aide. Enfant, j’étais vraiment pas évidente. Sans les éducateurs, je ne serais pas où je suis rendue aujourd’hui. J’ai été à Dominique-Savio de l’âge de 11 ans à 16 ans. Ça a été dur, mais j’ai compris que les éducateurs, ils n’étaient pas là pour faire les choses à ma place. Si tu ne veux pas t’aider toi-même, ça ne marchera pas. Tu ne peux pas toujours mettre la faute sur les autres.

« À 16 ans, quand Benoit, mon éducateur, m’a annoncé que je partais de Dominique-Savio pour aller en appartement supervisé, je pense qu’il était ému. Moi j’étais émue en tout cas. C’est lui et d’autres éducateurs qui m’ont appris les bonnes choses et les mauvaises choses. Ça n’a pas toujours été facile. Des fois, j’ai pris des mauvaises décisions, mais je m’en suis sortie à temps. Encore aujourd’hui, je lui téléphone presque toutes les semaines. Même si j’ai 22 ans et que je ne suis plus au Centre jeunesse, je sais que je peux compter sur lui. Le Centre jeunesse, ça a été et ça reste ma deuxième famille. Benoit, c’est mon père spirituel. »

Sara