Julie Turner : courir pour les jeunes et… pour soi

Julie Turner est agente de relations humaines au Centre Jeunesse de Montréal – Institut universitaire. Elle raconte sa découverte de la course à pied à travers des courses-bénéfice, notamment le Défi Scotia.

« Je me suis impliquée dans le Défi Scotia 2015 parce que c’est pour les jeunes. Clairement, je me suis engagée pour le bénéfice de la Fondation du Centre jeunesse de Montréal. Je sais que les fonds sont utilisés pour les jeunes eux-mêmes.

J’avais déjà participé à d’autres événements de course à pied. Notamment, j’avais accompagné un jeune du Centre jeunesse de Montréal pour le Grand défi Pierre Lavoie dans le cadre de la Course au secondaire.

Avant ça, j’avais participé à Elle court (une course de 10 km organisée par le service du bénévolat du Centre jeunesse de Montréal, dans le cadre du Marathon de Montréal). C’était en 2012 et j’accompagnais également un jeune. Le gros problème, c’est que je n’avais jamais couru de ma vie !

Moi, quand j’embarque dans un projet, j’embarque à fond. J’ai commencé à m’entraîner, une fois par semaine avec les jeunes et deux fois par semaine seule. Mais pendant ce temps, je me disais : “courir autant, c’est impossible !”. Alors, j’ai dû tout apprendre, semaine après semaine. J’ai dû me dépasser pour réaliser ce qui me paraissait impensable quelque temps avant ! Il faut dire que le projet Elle court était un projet bien encadré, je pense que c’est pour ça que j’ai réussi à passer à travers … Les jeunes participaient bien, je ne pouvais pas lâcher devant eux ! D’ailleurs, ça m’avait aussi fait réfléchir sur mon travail, sur le sens de mon engagement et sur ma relation avec les jeunes et les enfants.

Depuis, j’ai continué à courir. Maintenant je suis vraiment endurante. Je pars sans montre, je cours pour le plaisir. Je cours même en hiver, oui oui ! Je suis capable !

Et puis il y a eu le Défi Scotia 2015 ! J’avais eu l’information par l’intranet du Centre jeunesse de Montréal, et avec une collègue, on a tout de suite embarqué. Quand on se joint à un tel projet, c’est un peu individuel aussi… Au début, je n’avais aucun objectif en terme financier. Finalement, j’en ai parlé dans mon Facebook, puis ça a fait boule de neige de manière assez efficace. Disons que j’avais de très bons contacts ; de gros montants ont été donnés. Ce que j’ai trouvé beau, c’est que certains ont aussi donné 5 ou 10 $, mais leurs encouragements étaient incroyables. Ça m’a touchée. D’ailleurs, quand j’ai couru le 5 kilomètres du Défi Scotia, j’ai pensé aux gens qui avaient donné une somme. Pour eux et pour les jeunes, je me suis donnée à fond pendant la course. Il faut dire qu’on a eu de très belles conditions… J’aurais cependant voulu que davantage d’employés du Centre jeunesse de Montréal participent au Défi Scotia !

Au Centre jeunesse de Montréal, je fais le suivi des adolescents et de leurs familles pour lesquels il y a des mesures en place. J’y travaille depuis 16 ans et j’ai fait des études en travail social. Je travaille à l’adolescence depuis 2014.

J‘ai un gros regret : cette année, je ne peux pas participer au Défi Scotia ; je ne suis pas disponible. Alors, j’essaie de convaincre des gens dans mon équipe de travail de participer. Tout ça, c’est une belle occasion de se mettre à courir, tout en ayant un but. Au fond, le Défi Scotia c’est une superbe occasion de travailler sur soi… pour les jeunes ».